Matières enseignées, contenus

Histoire de l’art classique, moderne et contemporain + culture générale
Cours A.V.A. Argumentation, Verbalisation, Analyse
Peinture
Dessin d’observation, modèle vivant et design
Pratiques plastiques contemporaines
Photographie
Objet performé
Volume-installation
Anglais
Design graphique
Bibliothèque, centre de documentation

© Lise Dua

Histoire de l’art classique, moderne et contemporain + culture générale
Ludmilla Barrand, Marion Roche

De la conception de l’art du quattrocento de Giotto à celle des artistes du 21e siècle : une approche historique et contextuelle avec un regard plus transversal posant la question de la perméabilité des enjeux esthétiques et plastiques. L’objectif du cours vise l’acquisition des bases de l’histoire des Arts en dégageant les principaux enjeux artistiques. Axé sur la méthode de travail et sur la méthodologie de l’analyse, le cours s’appuie sur des exemples emblématiques de la création artistique, mais aussi de l’histoire des idées afin de dégager des outils de base préalables à la connaissance et à l’analyse de l’art contemporain, ainsi qu’à l’engagement de la réflexion de l’étudiant par rapport à son futur travail personnel. Le cours s’inscrit dans l’histoire, un cadre chronologique nécessaire pour appréhender les principaux présupposés conceptuels et matériels mis en œuvre dans les processus artistiques ; situer le contexte général du travail de l’artiste ou d’un mouvement, son inscription culturelle, institutionnelle et sociale. Les questionnements propres à l’art et à la création actuelle sont abordés en privilégiant des approches thématiques et transversales afin de construire une perception critique du monde contemporain.

Cours A.V.A. Argumentation, Verbalisation, Analyse
Ludmilla Barrand, Anthony Musso et Marion Roche

Temps d’échange et de dialogue, ce cours animé par trois professeurs a pour objectif de familiariser les étudiants aux méthodes de l’analyse des composants d’une œuvre d’art actuelle et/ou de leurs travaux. Cette approche développe leur capacité à formuler verbalement ce qui est en jeu dans leur production, c’est-à-dire, soutenir son point de vue, affirmer ses choix, amener et justifier ses références afin de définir la singularité de leur travail. Deux axes sont ainsi privilégiés, d’une part susciter le questionnement, mettre en doute les présupposés de l’art, interroger les relations techniques et intentions, d’autre part conduire l’étudiant à interroger sa pratique, apprendre à construire un argumentaire et à situer son projet. C’est aussi un temps privilégié pour définir des champs de recherches et trouver son vocabulaire. En outre, pour gagner en efficacité, cet apprentissage doit s’accompagner d’une connaissance des lieux de diffusion, d’une rencontre physique avec les œuvres et d’une perception globale de leur mise en espace. A cette fin, sont alternées des présentations orales, individuelles et personnelles en atelier et des visites d’exposition au sein de musées, centres d’art et galeries où les étudiants en binôme proposent l’analyse d’une œuvre sans préparation préalable : s’entraîner au voir, utiliser le vocabulaire avec précision, se familiariser avec la grammaire formelle.

Peinture
Manon Vargas

Le cours de peinture se centre et se concentre sur les mécanismes de création, tant au niveau de la réflexion que de la réalisation. Différents sujets seront proposés afin d’entraîner une démarche singulière, une autonomie et un aboutissement plastique. Toutes techniques seront expérimentées : lavis, gouache, huile, acrylique, aquarelle, collage, peinture murale…

Le cours aura lieu tous les lundi, et un mardi toutes les deux semaines. La peinture demande beaucoup de patience et de pratique, le suivi se fera sans relâche pour une évolution large et intense.

Dessin d’observation, modèle vivant et design
Thierry Odin

Dessin d’observation

Les évolutions croisées de la pratique du dessin dans les écoles supérieures d’art et de la maitrise de moins en moins naturelle de ce médium par nos prétendants artistes amènent à revoir, diversifier et densifier chaque année l’enseignement du dessin d’observation.

À travers la pratique du dessin d’observation, il s’agira tout autant de développer les capacités d’observation que l’expression graphique. Affiner le regard. Prendre le temps d’observer. Et dessiner ce que l’on voit. Le regard des jeunes générations a pris l’habitude d’absorber sans sourciller des millions d’images. Cet exercice de décryptage ultra rapide et ultra performant, mais excessivement superficiel doit être complété ou carrément déconstruit.

Dans un premier temps, cette pratique s’effectuera à travers le dessin d’architecture. Les sujets sont infinis et permettent à travers une observation précise des modénatures aux styles variés de comprendre ce qui caractérise une architecture. Puis, après l’extérieur, les sorties au doux soleil d’automne, nous aborderons avec la même envie, les détails intérieurs et le mobilier. D’autres thèmes seront abordés, au gré des saisons et des intempéries, les plâtres, le portrait, l’autoportrait, etc.
Une fois que l’oeil s’est mis au travail, un complément de formation sera donné sur les techniques de représentation en perspective. Mais il est primordial d’oublier, si toutefois l’existence était connue, points de fuite et lignes d’horizon afin de démontrer et se prouver que l’on peut rendre compte de l’espace sans ce genre de béquilles.
En complément, tout au long de l’année, il sera demandé un travail plus personnel de dessin d’imagination au gré de différents sujets. Sur différents supports. À travers ces nombreux exercices, il s’agira d’amener les étudiant·es à l’expression par le dessin de leurs concepts et projets de la façon la plus naturelle et la plus performante qui soit.

Modèle vivant

Faire l’acquisition d’un graphisme, d’une écriture en conservant les caractéristiques propres à chacun·e.
À travers le grand format pour davantage de projection et d’intuition, le croquis de modèle vivant, debout derrière un chevalet, se pratique avec différents médiums. Libre en fin d’année, l’outil sera classique, mais vif et rapide au premier semestre, pour amener à un épanouissement avec les outils traditionnels, mais vivaces que sont le fusain, la sanguine ou les pastels.
L’ensemble pouvant s’apparenter à une chorégraphie improvisée grâce à une gestuelle créatrice mobilisant plus largement le bras, de la main jusqu’à l’épaule, exigeant un positionnement actif du corps vis-à-vis du chevalet.

Design

Les écoles supérieures d’art proposent des filières « design », tout un monde que l’on appelait il n’y a pas si longtemps l’art appliqué. Il s’agira de comprendre les enjeux de la création dans une filière design et d’abord répondre à la question quels sont les designs enseignés en école supérieure d’art et quel type de design est représenté dans quelle école. Design textile ou d’environnement aux Beaux-arts de Lyon, par exemple (le design graphique est également présent à l’Ensba Lyon, mais, à la Prépa de Lyon, il est pratiqué dans un cours spécifique).

L’année s’articulera autour de l’approche de ce qu’est une démarche « appliquée » et se caractérisera par la prise en compte de différents facteurs. Il y aura une sensibilisation au fait que l’ergonomie arrive souvent parmi les premiers éléments de réflexion. Également découvrir la matière et apprendre à réfléchir avec elle. Le matériau et le budget représentent des points importants des démarches actuelles qualifiées d’écoresponsables. Nous aborderons bien évidemment ce qui constitue les caractéristiques des différents courants du design contemporain.

Pratiques plastiques contemporaines
Anthony Musso

L’enseignement des pratiques plastiques contemporaines privilégie la diversité des pratiques, la multiplicité des champs d’expérimentations et la transversalité des disciplines artistiques. Cet espace de production est aussi source de débat et d’échanges critiques individuels et collectifs. L’engagement artistique de chaque étudiant est mis à l’épreuve, pour lui permettre progressivement de se construire un langage artistique singulier : mots, formes, matériaux, échelles, espaces… Le travail en atelier, ainsi que les séances d’accrochage (de travaux), permettront à l’étudiant de se confronter aux questions de construction/production et de mise en espace du travail, ainsi qu’à la communication de celui-ci dans les contextes de l’art. Enfin, une documentation de chaque proposition sera effectuée, afin de constituer un dossier personnel adapté à chaque étudiant.

Photographie
Lise Dua

Le cursus en photographie est pensé sous la forme de modules, chaque module occupera à peu près un mois du calendrier et donnera lieu à une restitution collective. Durant ces modules les élèves seront amenés, à pratiquer la photographie autour d’une notion et à s’interroger sur les enjeux de celle-ci, lors des présentations d’artistes ou les études de textes théoriques. Ces thématiques leur permettront d’appréhender l’outil photographique, tout autant que de se repérer dans l’histoire de la photographie. Peu à peu, ils développeront un projet personnel en photographie et réfléchiront à la forme qu’ils souhaitent leur donner. La pratique de l’accrochage et de la mise en livre seront abordées tout au long de l’année de manière à les familiariser avec ces choix.

Objet performé
Félix Lachaize

Nous allons plonger dans le processus de création et développer au fil des séances ses différents aspects. Ceci est un cours de pratique dont l‘objectif n’est pas la production d’un objet à exposer. L’idée est de se détacher de sa pratique créatrice afin de prendre du recul sur celle-ci et son environnement. En s’affranchissant de l’objet sculptural final nous nous focaliserons davantage sur les actions autour de sa production.

Les médiums utilisés seront aussi variés que possible (photo, vidéo, dessin, performance, poésie, création numérique, installation…) et les terrains investis changeront également. Les étudiants verront leurs intuitions de départ se poursuivre dans des formes probablement inattendues. L’objectif pour les étudiants est de se découvrir et préciser les créateurs qu’ils s’apprêtent à devenir.

Volume-installation
Maxime Lamarche

L’objet, centre des préoccupations.
Faisant appel à une mixité de production plastique, de la sculpture à l’installation, les différents aspects tant techniques que théoriques d’un travail en volume seront à l’œuvre dans ce cours. De la projection à la réalisation, de l’atelier à la salle d’exposition, tels sont les enjeux. Acquérir les compétences nécessaires pour appréhender l’espace et s’y confronter par le biais de la praxis. Développer sa personnalité et se mettre à l’aise avec les différents matériaux contemporains pour produire une réponse autonome à un sujet soumis est l’objectif du cours. La gestion de son temps, à l’atelier et hors de l’école est primordiale pour approcher d’une méthodologie de travail.
Les réponses en volumes serviront à étayer la constitution d’un dossier artistique personnel en vue des concours du second semestre. Il s’agira de trouver des stratégies pour emporter avec soi des objets en volume. Les questions du statut des objets réalisés pendant ce cours et de leur format seront abordées tout au long de l’année, pendant les rendus de travaux mais également lors de leur fabrication et du choix de(s) technique(s) à utiliser.

Anglais
Gwyneth Baines

Ce cours a pour vocation d’encourager une réflexion sur des œuvres issues de pays anglophones, ce qui nécessitera, pour les étudiants, d’approfondir leurs connaissances et d’analyser des œuvres picturales, spatiales, conceptuelles, et photographiques.
Les étudiants apprendront à exprimer leur pensée sur les œuvres artistiques en langue anglaise, développant ainsi leur connaissance du lexique et des tournures propres à ce type de discours, à travers l’étude d’articles écrits par des critiques anglophones.
Par petits groupes, les étudiants devront choisir soit un thème soit des artistes issus de pays anglophones.  Ils devront, ensuite, conceptualiser, développer et présenter un évènement, une exposition ou une biennale et justifier leur choix.

Design Graphique 
Fabien Coupas

L’atelier vise l’acquisition des compétences techniques et culturelles liées au champ du design graphique. Il abordera les fondamentaux de la typographie, mise en page, couleur et image. Il permettra l’initiation à la typographie, à l’échelle micro et macro typographique, ainsi que l’apprentissage de ses règles de composition et de son vocabulaire spécifique.
L’étudiant fera l’apprentissage des principes de mise en page (grille, tracé régulateurs, hiérarchie, rapport texte/image, format…) et du lexique éditorial. Les sujets proposés permettront aussi l’obtention des connaissances techniques nécessaires à l’utilisation des logiciels de conception graphique.
L’atelier permettra l’acquisition d’une culture du design graphique afin de permettre à l’étudiant d’avoir une production sensible, d’être en capacité de justifier ses choix (formels et conceptuels) et affiner son esprit critique.

Bibliothèque, centre de documentation
La bibliothèque de l’école nationale supérieure des beaux-arts est située au 2e étage.
Horaires d’ouverture : du lundi au jeudi de 9h à 19h30, le vendredi de 9h30 à 18h. Pendant les vacances scolaires, elle est ouverte de 9 h à 17 h (fermeture l’été).
Son accès est strictement réservé aux étudiants et aux enseignants de l’Ensba, ainsi qu’aux étudiants de la classe préparatoire. Une carte d’emprunt est remise à chaque étudiant en début d’année, valable pour l’année scolaire.
Les conditions d’emprunt sont les suivantes : les écrits d’artistes, les ouvrages théoriques, les romans et la poésie, les bandes dessinées peuvent être empruntés pour 3 semaines ; les monographies d’artistes (maxi : 3), les CD, les DVD et les vidéos sont empruntables sur une semaine (maxi : 1 CD audio, 1 CD-ROM et 2 DVD). Certains documents (magazines, revues, catalogues d’expositions, dictionnaires, encyclopédies et guides pratiques) sont à consulter sur place et ne peuvent être empruntés.
Pôle associé à la bibliothèque municipale de Lyon, elle bénéficie de ses outils et de son système de catalogage mais a fait l’objet d’une réflexion particulière afin d’adapter son plan de classement aux nécessités pédagogiques de l’école. La bibliothèque dispose de deux réseaux informatiques différents, celui de la bibliothèque municipale et celui de l’école.
Elle est équipée :
– de deux postes de consultation du catalogue informatisé ;
– de trois macs et de deux scanners pour le travail sur place, la consultation libre d’Internet ou des documents numériques ;
– d’un réseau wi-fi et de prises ethernet pour les portables ;
– d’un combiné tv-magnétoscope-dvd, d’une tv avec lecteur dvd et d’une platine audio.
Elle propose en outre l’accès à 6 bases de données en ligne, spécialisées en histoire de l’art, permettant la consultation de la presse internationale ou l’accès à une encyclopédie.
Elle est organisée en quatre espaces distincts :
L’espace d’accueil espace de renseignement et d’accueil, ce lieu de passage accueille aussi les quotidiens nationaux ainsi qu’une documentation relative aux conférences hebdomadaires. Derrière la banque de prêt se trouvent aussi les collections audiovisuelles.
Geneviève Gilles et Martine Charmasson sont chargées de cet accueil.
De part et d’autre de l’espace d’accueil, se trouvent les deux salles principales : la salle d’actualité espace d’information, ouvert sur la vie de l’école, lieu d’échanges entre les étudiants, les enseignants, les intervenants… Elle contient la presse internationale, les magazines, la littérature contemporaine, la théorie : histoire de l’art, philosophie, sciences… Les catalogues d’expositions collectives, ainsi que des ouvrages classés par pôles thématiques : photographie, design, graphisme, mode…La salle de lecture espace d’étude, c’est un lieu plus silencieux, conçu pour une lecture approfondie et un travail d’écriture au calme. Les monographies d’artistes sont conservées dans cette salle : tous les artistes se côtoient quel que soit leur champ d’intervention de façon à favoriser les approches transversales. Elle contient aussi les ouvrages de référence classés par mouvement, période, ou domaine artistique, les dictionnaires et encyclopédies ainsi qu’un fonds d’ouvrages à caractère iconographique. Le bureau situé au fond de la salle d’actualité. Cet espace consacré à la gestion des collections est un lieu ouvert à toute demande de renseignement concernant la recherche documentaire. Dans ce lieu sont conservés les mémoires des étudiants et les livres d’artistes en consultation sur place.